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Dates et thèmes des prochains ateliers27-28 mars 2008 : atelier sur les traductions, Paris
Organisation : E. de Champs ; R. Hammersley ; F-J Ruggiu
La question de la langue se situe au coeur de notre réflexion sur les transferts culturels d'autant plus que nous y sommes nous-mêmes confrontés en tant que groupe composé de francophones travaillant sur des textes anglais et d'anglophones travaillant sur des textes français. La compréhension d'un message formulé dans une langue qui n'est pas la langue maternelle est une opération toujours complexe quel que soit le niveau linguistique. La remarque vaut bien sûr pour les auteurs du XVIIIe siècle que nous étudions mais il est pourtant facile de constater que, trop souvent, nous analysons le contenu et la réception des concepts des lumières à l'échelle européenne sans réellement tenir compte de la médiation de la langue dans laquelle ils ont été élaborés.
Cette constatation nous renvoie d'abord à la question de l'apprentissage des langues vivantes aux XVIIe et XVIIIe siècles, sur laquelle il nous semble que peu d'études aient été menées (sur les grammaires, les méthodes de langues, sur les institutions apprenant les langues étrangères, voire sur les dictionnaires). Il y a d'ailleurs un déséquilibre sur ce point entre l'anglais et le français, qui est la langue des élites du XVIIIe siècle, et qui semble avoir été relativement souvent enseigné en Grande-Bretagne. Elle nous renvoie ensuite à la question de la traduction qui sera l'objet précis de notre rencontre et dont Henri Meschonnic a récemment rappelé, après d'autres, le caractère fondamental (H. Meschonnic, Poétique de la traduction, Paris, Verdier, 1999). Elle fait l'objet d'un intérêt croissant en France, et en Europe, manifesté récemment par une série de colloques (A. cointre, A. Lautel, A. Rivara, La traduction romanesque au XVIIIe siècle, Arras, Artois Presses Université, 2003 ; A. Cointre, A. Rivara, La traduction des genres non romanesques au XVIIIe siècle, Metz, Université de Metz, 2003).
Les communications pourront être rattachées à quatre directions principales :
1. Étude et évolution des principes et des méthodes de la traduction (traductologie)
2. Les genres intéressés par la traduction. L'essentiel de l'effort a, jusqu'à présent porté sur les genres littéraires et surtout sur les romans. En réalité, les traductions concernent l'ensemble de la production culturelle des deux pays (ouvrages politiques, religion, médecine et sciences en général, histoire, droit, économie ou encore cuisine...)
3. Le contexte de la traduction : choix du traducteur, personnalité des traducteurs.
4. Contenu même d'une traduction (étude de cas), effets du processus de traduction.
Les propositions de communication sont à envoyer aux organisateurs avant le 1er novembre 2007
rachel.hammersley@newcastle.ac.uk
e.dechamps@free.fr
françois_joseph_ruggiu@hotmail.com
Call for Papers
Les sociétés britannique, française et irlandaise d'étude du dix-huitième siècle lancent un programme de recherche sur les transferts culturels entre ces trois pays au siècle des Lumières. Entre 2008 et 2010, trois symposiums seront organisés successivement en France (Paris), Grande-Bretagne et Irlande, sur divers aspects du sujet. Une sélection des diverses contributions sera rassemblée en un volume qui marquera la conclusion du programme.
Un appel à communications est donc lancé pour le premier colloque, qui se tiendra à l'Université Paris Diderot en septembre 2008. Celui-ci aura pour objet, au-delà d'une simple étude comparatiste, d'entamer une exploration introductive des nombreuses thématiques du sujet, comme, par exemple :
1. les acteurs des transferts, ceux que l'on pourrait appeler les "passeurs" ou les intermédiaires culturels, qu'ils s'agissent d'hommes politiques et de diplomates, de simples voyageurs (importance du Grand Tour), de savants, d'écrivains, d'artistes, etc. On pourra étudier notamment le rôle d'institutions ou de réseaux plus informels (cf. la correspondance de la Royal Society et de l'Académie des Sciences).
2. Les transferts de marchandises culturelles, livres, journaux, oeuvres d'art, objets. Il faudrait étudier ici le rôle des libraires et la place des livres étrangers dans les catalogues de bibliothèques privées.
3. Les transferts de modèles littéraires, philosophiques, politiques et esthétiques liés à des processus de légitimation culturelle (art des jardins, romans de Richardson, système politique anglais etc.). Ces transferts peuvent être dissymétriques sur le plan thématique et inclure également des décalages dans le temps.
4. Les phénomènes de transfert par réécriture, au travers des traductions et des adaptations
5. La mise en relation de ces transferts avec la construction des identités nationales au cours du XVIIIe siècle : l'invention d'un pmassé, d'une langue et d'une histoire nationale (cf. Macpherson). Il faudrait ici étudier les échanges et les influences dans le cadre des rapports de force, des guerres et des visées impérialistes : la Grande-Bretagne et l'Irelande / La France, la Grande-Bretagne et l'Irlande.
Propositions (titre et résumé) à envoyer par courrier électronique avant le 30 novembre à Lise Andriès (lise.andries@wanadoo.fr) ET à Frédéric Ogée (frederic.ogee@univ-paris-diderot.fr)
Des propositions pour les colloques de 2009 et 2010 peuvent également être soumises.
