Recherche

Le groupe de recherche sur les transferts culturels : agents, vecteurs, réseaux est financé par l'ANR.

L'Agence nationale de la recherche – ANR – établissement public à caractère administratif créé le 1er janvier 2007 est une agence de financement de projets de recherche. Son objectif est d'accroître le nombre de projets de recherche, venant de toute la communauté scientifique, financés après mise en concurrence et évaluation par les pairs. L'ANR s'adresse à la fois aux établissements publics de recherche et aux entreprises avec une double mission : produire de nouvelles connaissances et favoriser les interactions entre laboratoires publics et laboratoires d'entreprise en développant les partenariats.
Pour plus d'informations sur l'ANR, consulter le site : www.agence-nationale-recherche.fr

Le groupe de recherche sur les échanges intellectuels anglo-français est financé par l'AHRC.

L'AHRC finance des projets de recherche dans le domaine des arts et des sciences humaines, de l'archéologie et la littérature anglaise, au design et à la danse. La qualité et l'étendue des recherches financées produisent non seulement des bénéfices sociaux et culturels mais contribuent aussi au succès économique de la Grande-Bretagne. Pour plus d'informations sur l'AHRC, consulter le site : www.ahrc.ac.uk

Le projet de recherche "transferts culturels" s'inscrit dans le cadre d'une collaboration internationale déjà entamée, qui vise à favoriser les liens entre la recherche britannique et française sur un sujet dont l'importance pour la connaissance de l'histoire des deux pays ainsi que pour l'histoire de l'Europe s'impose désormais. Son ambition est de créer un réseau qui sera à même de combler les lacunes actuelles de nos connaissances.

En effet, les historiens des deux pays se rendent de plus en plus compte de la nécessité de sortir du cadre de l'histoire nationale étroite pour la confronter à celle des autres pays. Le GDR 2136 du CNRS "France-Iles Britanniques" témoigne du besoin que la recherche en France commence à ressentir de renforcer les liens avec la recherche britannique et de s'intéresser à l'histoire comparée des deux pays. Le programme de recherche "Savoirs et société civile en France et en Grande-Bretagne" de l'IHMC participe de ce même souci. Du côté britannique, on manifeste un intérêt comparable.

Par ailleurs, les recherches menées depuis une vingtaine d'années sur les "Lumières radicales" (Margaret Jacob, The Radical Enlightenment, Londres, 1981) ont mis en évidence l'importance de réseaux clandestins de circulation de textes et d'idées. Le récent livre de J. israel (Radical Enlightenment, Oxford University Press, 2001) et le désaccord de nombre de spécialistres, exprimé notamment lors du colloque international tenu à l'ENS-LSH de Lyon en février 2004, soulignent le besoin de reprendre cette question en regardant de plus près les contacts et la circulation des personnes et des biens culturels à travers la Manche, et le rôle de la Hollande dans ces contacts. 

L'intérêt pour les contacts entre ces deux pays s'inscrit en même temps dans un souci plus large, qui se fait jour à travers l'Europe, d'étudier les interactions entre les pays qui la constituent ainsi que les transferts culturels qui ont produit l'Europe contemporaine. L'étude des transferts culturels France-Allemagne, pilotée par le laboratoire de Michel Espagne (voir M. Espagne, Les transferts culturels franco-allemands, PUF, Paris, 1999), s'accompagne maintenant de celle d'autres aires géographiques (par exemple entre les pays du nord ou ceux de la Russie avec de nombreux pays).

Ce programme de recherche s'inscrit ainsi dans ce nouveau paysage de la recherche historique en prenant comme objet les interactions entre la France et la Grande-Bretagne, dans une optique non d'histoire comparée mais de transferts culturels et en privilégiant l'aspect le plus négligé : la réalité concrète de ces interactions. La période étudiée (le "long XVIIIe siècle") correspond à celle où la culture de ces deux aires se construit au contact de l'autre et où ce contact est un facteur important dans le développement de chacin ainsi que pour l'émergence des Lumières.

Ce réseau est né d'une collaboration entre chercheurs français et britanniques. Il réunit le "groupe de recherche sur les transferts culturels : agents, vecteurs, réseaux, fin XVIIe-début XIXe siècle" (piloté par Ann Thomson, professeur à Paris 8 et financé par l'Agence Nationale de la Recherche - ANR) et le groupe de recherche sur "les échanges intellectuels anglo-français" (financé par le Arts and Humanities Research Council - AHRC, co-dirigé par Simon Burrows - Université de Leeds, Marian Hobson - Queen Mary, University of London et Sarah Hutton, professeur à l'université du Pays de Galle - Aberystwyth). Ce partenariat a été officialisé lors de l'atelier de Leeds en décembre 2006, organisé par la partie anglaise de l'équipe de recherche, dans le but de réaliser l'objectif commun aux deux équipes : promouvoir la collaboration entre chercheurs qui explorent le domaine des relations intellectuelles et culturelles franco-britanniques à l'âge des Lumières. Le projet d'étendre ce réseau et d'y inclure des chercheurs d'autres pays européens a aussi été évoqué.

La recherche s'organise successivement autour de 3 grands axes : 

1. la réalité de contacts et des voies de circulation de personnes et d'objets
2. la science, la religion, le matérialisme
3. l'idéologie et la pensée politique